Chu aux oiseaux...

Deux jours, cette semaine, j'ai eu la maison à moi seul. Deux jours bien ordinaires, avec un minimum d'accomplissements, à part peut-être l'installation de la mangeoire à oiseaux, cadeau charmant reçu à Noël cette année. Notre cours donne pratiquement sur le parc de la Gatineau, les boisés n'ont rien de dense, mais juste le nécessaire pour permettre aux oiseaux de s'approcher.
Les voisins dont déjà bien équippés pour la chose, le choix ne manque pas. L'addition de notre mangeoire ajoute quand même une alternative qui n'a pas pris beaucoup de temps à être adoptée! Dans la demi-heure qui a suivi la pose, les mésanges à tête noire avaient commencé à passer. Ma présence à 10 pieds ne les a pas effrayées, le temps de quelques clichés.
Nous sommes choyés, je crois. Outre les écureuils (noirs, gris et roux), les tourterelles ont trouvé un abri occasionnel sous le deck de la piscine, et la présence au sol de graines de tournesol n'est pas pour leur déplaire. Les moineaux communs (pardon... les bruants chanteurs) font aussi escale.
Accompagnant souvent les mésanges, la sitelle à poitrine blanche vient se promener la tête en
bas. J'en ai identifié deux. Je crois que le tournesol n'est pas son premier choix, car elle passe plus de temps à tenter de déloger des insectes dans l'écorce des arbres... comme les quatre pic-bois! Il y a un Grand Pic, la crête rouge bien dressée, et trois autres plus petits, deux pics mineur, et un autre, encore plus petit. Ils sont saisissants à voir!Deux couples de cardinaux viennent aussi quelques fois. Le rouge vif des mâles ressort bien sur la neige.
Je me suis gardé quelques graines de tournesol dans les poches pour tenter d'attirer les mésanges moi-même, comme je l'ai fait dans le passé. Ma première tentative réussie a eu lieu lorsque j'accompagnais mon père pendant ses expéditions photo, à l'entrée du Parc, derrière le centre Asticou. En s'installant debout, immobile, près des mangeoires installées à cette fin, les mésanges venaient en confiance (toute relative) se poser sur ma main et repartaient avec leur butin. Avec un peu de chance, le manège se répétait. Il y a quelques années, sur le sentier du lac Leamy, j'ai pu refaire la même chose, sans les graines.
Alors j'étais impatience de ré-essayer, chez moi, cette année. Il m'a fallut attendre près de deux heures, sous la bruine verglaçante, pour qu'une mésange prenne son courage à deux ailes et se pose sur mon doigt. :) Vraiment sympa! Dès que j'aurai de bonnes photos, je vous promets de les afficher!
Bonne Année 2006!








