27 mai 2006

Marche du midi: un site revisité

Mais où avais-je la tête? Voici presque cinq années à travailler si près, mais si loin en même temps? Non, aucune excuse... et je m'obstine à marcher sur l'asphalte pour admirer le décor drabe et monotone d'un édifice gouvernemental, fusse-t-il historique. Non... je peux faire mieux.

Et c'est sans doute parce que je me suis donné enfin le droit de sortir du "sentier battu" pour aller marcher dans un coin que je connaissais déjà. C'est l'heure du lunch, je peux sortir, je prends les 30 prochaines minutes pour moi. La rivière Rideau est dans notre cours, allons vers elle. Et j'en connais les charmes depuis longtemps. Que ce soit en vélo ou en patin à roues alignées, les sentiers longeant le cours d'eau m'ont déjà vu passer à maintes reprises. Alors qu'est-ce que j'ai fait depuis la dernière fois... Pourquoi avoir attendu si longtemps? Je savais, pourtant... Mais Lao Tze l'a dit: savoir et ne pas faire, ce n'est pas encore savoir!

Alors cette semaine j'ai décidé d'y retourner. Cette petite marche fut tout simplement charmante, agréable, réparatrice, zen. Beaucoup de végétation, le bruit de l'eau qui s'écoule vers la rivière Outaouais, le trajet parsemé de coureurs, marcheurs, patineurs ou cyclistes, les roucoulements et gazouillis divers, les fonctionnaires qui dînent sur un banc ou grillent leur cigarette, les étudiants prenant un peu de soleil entre les cours... Ainsi, en moins de 4 minutes, je pouvais me déconnecter du téléphone, des décisions, et des soucis, juste pour moi, juste pour me sentir bien, juste pour recharger les batteries... je peux choisir de me donner entièrement un effort physique de marche, ou me prélasser innocemment dans les herbes, peut-être grignotter sans stress, compter les nuages ou les pissenlits. Ou juste fermer les yeux et m'imprégner de tout, de rien, d'autre chose que mon quotidien... pour un instant... pour mon bien. :)

Et c'est juste là, à un jet de pierre! Je n'ai pas le droit de me priver de ce plaisir, de ce bienfait... mon équilibre en dépend. Et qu'il fasse soleil comme ci-contre, grisâtre ou même sous la pluie, cette sortie a tout ce qu'il faut pour envisager l'après-mid avec une ardeur renouvellée ( Qu'on commence, qu'on en finisse! ) Hi! Hi! ;)

21 mai 2006

Le bonheur...

... pas seulement le bien-être. Ou alors, est-ce la même chose... Nous avons tellement de beaux mots pour décrire, mais sans la rigueur de bien les employer, nos mots les plus fréquemment utilisés finissent par presque tout décrire, avec chaque fois moins de précision.

J'entends déjà la revendication de ceux qui réclament la liberté de dire ce qu'ils veulent, quand ils le veulent et comme ils le veulent. J'ouïs aussi les intégristes de la langue marteler l'étymologie du mot suspect dans un contexte donné...

Je m'élève au-dessus de tout celà. Le bonheur... le bien-être... le mieux, donné comme ennemi du bien... tous ces absolus lancés comme vérité assommante pour étaler sa culture (qui comme pour la confiture, moins on en a et plus on l'étire...) , son intransigeance, sa pauvreté d'esprit, et tout ce qui existe entre chaque.

Bonheur... bien-être... plaisir... satisfaction... harmonie... joie... béatitude... contentement...

J'ai de la difficulté à cerner où je me dirige avec cette question.... mais est-ce vraiment une question... me la posé-je vraiment?

J'ai sans doute un peu peur de l'aborder publiquement parce que je mettrais à jour certainement d'autres questions auxquelles je ne me sens pas encore à l'aise de répondre. Le bonheur... qu'est-ce que j'en sais...? N'a-t-on pas tous le droit au bonheur... à la poursuite du bonheur... à chercher pour soi ce qu'est le bonheur?

Je ne suis pas dans une recherche sans fin du savoir...
Je ne suis pas un épicurien, cherchant à satisfaire ses sens de manière sophistiquée...
Je ne suis pas un "junkie" à l'adrénaline, carburant aux sensations fortes et aux euphories de neuro-transmetteurs...
Je ne suis pas masochiste, quoiqu'en racontent mes ongles et cuticules...

Je ne crois pas non plus qu'on puisse mettre toute les valeurs, tout ce dont on croit, exactement sur un pied d'égalité. Nous avons des valeurs, un ensemble de valeurs, qui n'existent pas dans un vacuum, mais existent en relation les unes aux autres. Ma recherche du bonheur, ma conception du bonheur existe donc en relation avec d'autres valeurs... les miennes, et celles des autres. Ces relations sont parfois harmonieuses, fonctionelles, stratégiques, conflictuelles, et même parfois (plus souvent qu'on veut bien l'admettre), paradoxales.

Je pense qu'on passe notre vie à jongler avec ces valeurs, jusqu'à ce qu'on atteigne un semblant d'équilibre, qu'il soit transitoire (en ré-évaluation constante), dynamique (en mouvance, mais toujours relativement à un centre) ou fixe.

J'aime croire que j'ai trouvé un certain équilibre... j'aime croire aussi que je pourrais vivre et survivre à d'autres événements qui me forcent à examiner cet équilibre... Je sais qu'une partie de moi, de mon identité, de ce que je conçois de moi-même et du monde autour de moi, dépend de l'harmonie et du degré de confort avec cet équilibre, si relatif soit-il.

Je sais que je peux être heureux ou content, je peux être satisfait, accompli, avoir réussi, mais le bonheur, c'est plus, bien plus que celà. C'est arriver à un état de sérénité avec ses choix, avec sa vie, son environnement (et j'aime inclure les autres, contrairement à certaines autres opinions sur le sujet qui définissent le bonheur que strictement par rapport à eux). Mais j'aime croire que plus important que d'atteindre le bonheur, c'est de prendre le chemin pour y parvenir. Et qu'on choisisse de faire le voyage seul ou à plusieurs, la beauté de ce voyage, c'est qu'on voit du pays, des paysages, et d'autres voyageurs... Vous me prêtez votre guide Michelin? :)

12 mai 2006

Nouveau regard

Ce fut un des sujets de discussions, lors de nos ateliers du jeudi. La réaction des autres.... devant le projet, pendant la diète liquide, pendant l'actuelle phase de transition... J'ai eu tout l'éventail des réactions et des commentaires...

Surprise, stupéfaction, envie, encouragements, silence, focus de la conversation exclusivement sur le pourquoi, le comment et le combien... Il y a ceux qui m'ont vu fondre, ceux qui apprécient, ceux qui s'inquiètent, ceux qui veulent tout savoir, ceux qui n'en reviennent pas, ceux qui me demandent d'arrêter (72 livres, t'en a assez perdu, là) , ceux qui n'en font plus de cas, ceux qui ne m'ont jamais vu avant...

J'ai des moments de lassitude, par moment. Oui, je suis fier du chemin parcouru mais j'ai tout le reste de ma vie à faire respecter les changements que j'ai mis en place. Mais des fois, j'aimerais parler d'autre chose. Je n'aide pas toujours ma cause, il faut le dire... j'embarque dans les diatribes nutritionnelles pro-fibre, anti-gras trans, et tout ce qui s'ensuit. Il y a des éléments d'explication qui reviennent périodiquement, comme des mantras, autant pour le bénéfice de mes interlocuteurs que le mien. Et parfois, je me demande de quoi je vais bien pouvoir parler, outre cette facette précise de mon histoire récente... Je me demande parfois ce qu'il me reste, lorsque j'ai "vidé" l'espace conversationel des nécessaires mises à jour sur ma diète. C'est un peu comme le syndrôme de la page blanche... ou de l'article de blog qui se fait attendre.

Mais c'est une phase... je suis dedans.... et ca passera. Bientôt, je raconterai l'époustoufflante job de sauvetage d'un deck en bois, le super remplacement de la hotte de cuisine par l'unité hotte/micro-onde toute neuve, l'acharnement de la dernière mise à jour informatique, les fatiguantes pérégrinations aériennes d'un coin du Canada à l'autre, des aventures "peinturluriennes" domestiques...et les délectables découvertes culinaires estivales qui marqueront la célébration quotidienne du nouveau moi. :)

Un souper stir-fry chez Mongolian Village, quelqu'un? :)

05 mai 2006

En mai, fais ce qu'il te plait

Ou presque. :) Les jours allongent encore, c'est le temps d'en profiter. Le festival des tulipes est en cours, que de beaux panoramas à voir un peu partout en ville!

Faire ce qu'il me plait... un peu plus, chaque jour, oui. :) Je mange chaque semaine un peu plus, je m'efforce de rester actif. J'ai retrouvé mon partenaire de marche, au travail, mais il m'est infidèle; il va courir avec un autre collègue en meilleure forme.

Pour ce qui est de courir, je ne suis pas encore là. J'aurais assez de "courir" pour le boulot un peu partout au Canada au cours des prochaines semaines. Toronto, Montréal, Halifax, Edmonton, Calgary et Winnipeg.... ouf! J'ai presque hâte au mois de juillet! Notez que d'ici là, je me serai aussi affairé autour de la maison. Même ma douce moitié a du admettre que je ne suis pas aussi maladroit qu'elle le croyait (j'ai de nouvelles fixtures électriques pour le prouver). D'accord, j'aurai besoin d'aide pour le "deck" en bois près de la piscine (vous vous souvenez que j'ai mentionné l'existence d'un "castor bricoleur" parmis mes collègues de boulot?). C'est lui, en passant, avec qui mon partenaire de marche "triche"... :) Alors, difficile pour moi de rester fâché bien longtemps... Je dois cultiver ces amitiés... disons... rentables! :)

Je taquine... J'ai bien hâte d'apprendre à travailler avec du bois. Il faut dire que mon dernier projet remonte à mon cours de Technologie, au secondaire, avec une espèce d'étagère à bibelot, faite avec des planchettes d'aggloméré (press wood).... c'est tout dire! Alors, rescaper un deck en bois, ca demande un peu plus de doigté. Alors, pour de la pizza et de la bière, on va se faire un bon "workout", je crois!