30 juin 2006

Problèmes de piscine et patriotisme

Lorsqu'on revient d'un voyage épuisant, qu'il fait chaud, et que c'est le weekend, la piscine a un attrait presque irrésistible, et samedi dernier s'est prêté merveilleusement à ce petit plaisir. J'entendais également faire dimanche ce qui m'avait fait tant de bien le samedi... jusqu'à ce que je redémarre la pompe. Un flot de sable se jette alors dans la piscine par le retour d'eau! Ce n'était pas la première fois que j'avais du sable, mais jamais autant à la fois; le sable allait se dissiper rapidement, et je n'aurais qu'à passer "l'aspirateur". Mais ca ne cesse pas... Je décide d'arrêter tout. Heureusement, car la quantité de sable dans le fond de la piscine doit se compter en kilos maintenant.

J'essaie un backwash, et je vois plein de sable quitter le filtreur. Je me dis que c'est bon signe, et je m'attends à ce que d'un moment à l'autre, l'eau soit plus claire et indiquerait que la "job" est terminée... mais le sable continue de sortir! C'est à ce moment que je commence à croire que j'ai un sérieux problème. Je mettais en doute soudainement tout ce que je pensais avoir compris des instructions d'entretien de la piscine. Il me fallait aller consulter.

20 minutes de voiture pour aller discuter avec le piscinier... Vide ton filtre, et examine la tubulure interne, car elle pourrait être endommagée. Ce serait aussi le temps de changer ton sable. Je retourne à la maison, et je déconnecte tout. Je déplace mon filtre et je m'attèle à la tâche de le vider. Je vois maintenant de quoi il est question, mais j'ignore ce qui ne va pas. Avant de mettre d'autre sable, je devrais avoir une opinion sur le sujet. Retour en voiture chez le piscinier, avec le réservoir (vide, mais avec les tubes). Sur les lieux, beaucoup de clients en attente. Un autre client me voit avec tout mon aria, et m'indique ce que je dois enlever et examiner. Mais sans eau, les tuyaux de plastique refuseront de se séparer... Confirmation du technicien, qui me dit que je verrai exactement quelle pièce il me faudra... lorsque j'aurai tout séparé... chez moi. Mais ils ont les pièces. J'achète mon sable avant de quitter les lieux pour revenir chez moi.

Une fois de retour dans ma cours, je parviens à tout enlever. Et je fois le trou par lequel le sable s'est infiltré... Retour chez le piscinier avec les pièces détachées. Il va chercher les pièces. J'en ai pour 180$! Et en plus, je dois les tailler moi-même en fonction de la grandeur de mon réservoir! Une fois que j'ai payé mes pièces, je reprends la route, en faisant un détour chez le paternel, question de faire usage de son atelier pour tailler les pièces. Vite fait, bien fait, je me rends enfin chez moi. Ma douce et moi assemblons le filtreur à nouveau et je reconnecte le tout à la pompe. Je redémarre, et je sais que ca fonctionne. Ca tire vraiment beaucoup mieux!

Mais il y a tout ce sable dans la piscine, et toutes les saletées en suspension dans l'eau. Nous décidons de nous mouiller tous les deux. A l'aide de contenants en plastiques et de lunettes de plongée, nous remontons à la surface une bonne quantité de sable mais il devient rapidement impossible de tout ramasser, dans tous les coins. C'est après 3 séances successives avec l'aspirateur que je parviens à redonner à ma piscine le degré de propreté avec lequel il me sera acceptable de recevoir des invités.

S'il est vrai que je pouvais dire que j'étais dans la piscine dimanche dernier, je ne peux pas affirmer que j'en ai profité. Et une semaine plus tard, ce long weekend mouillé n'est pas non plus l'idéal... Joignez-vous à moi pour une petite danse du soleil, question de faire plaisir aux nombreux ménages qui changent de logement, aux vacanciers qui partent relaxer un peu partout, et les Canadiens et Canadiennes qui célèbrent la Fête du Canada en ce Premier juillet! :)

25 juin 2006

argh!

Je ne suis pas un bon voyageur. Je ne crois jamais l'avoir été. Et ca remonte loin. J'accompagne mon père en voiture depuis que je suis tout petit, et tant que je suis assis en avant, tant que je regarde en avant, ca va pas trop mal. Mais ne me demandez pas de lire ou de regarder ailleurs. Même les expéditions au lac Philippe n'étaient pas toujours faciles, sans ma dose de Gravol. Je me souviens de la sortie de fin d'année avec les brigadiers scolaires (sortie à la Ronde, à Montréal). Je n'ai jamais été amateur de foires ou de fêtes foraines, et je n'ai sans doute pas aidé ma cause en engouffrant un combo de la défunte chaine de restauration Pastelli. Alors, ma visite dans l'attraction nommée Le Rotor s'est pluôt mal terminée. Et le retour en bus scolaire (transmission manuelle, chaleur accablante, 50 jeunes sur-excités, traffic congestionné sur l'autoroute Décarie, mal de tête carabiné et fatigue générale) fut un véritable calvaire. Ca ne s'est pas amélioré avec le passage à l'école secondaire, et ses voyages en autobus scolaire deux fois par jour.

A pied, en patin ou à vélo, près du plancher des vaches, au moins... quoique j'ai à mon actif quelques dérapages célèbres pour chaque mode de transport... le mal de coeur en moins.

Et maintenant que je travaille, les voyages d'affaires commencent à tester à nouveau ma résistance. Disons que mes collègues de voyage ont trouvé, en débarquant à Calgary et Edmonton, mon teint se mariait très bien avec ma chemise... de couleur taupe. :(

A la première occasion, une fois installés à l'hôtel, l'exploration du centre d'achat attenant s'est terminée par une visite à la pharmacie pour y trouver un produit anti-nauséeux. Mais avec 80 livres de moins, la dose adulte m'a considérablement ralenti. Ma collègue peut en témoigner! C'est à notre arrêt suivant que nous avons découvert une version non-sédative. Ainsi, notre retour à Ottawa fut nettement moins désagréable.

Mais c'est terminé pour l'été, au moins. Je peux envisager avec confiance les semaines qui s'annoncent. Si mes jours de repos ressemblent tous au samedi qui vient de passer (et le moins possible au dimanche -je vous expliquerai pourquoi quand je m'en serai remis-), je serai tout sourir pour bien recevoir. :)

15 juin 2006

Raymond Devos, 1922-2006


Ce monument belge de l’humour est allé rejoindre Sol. Ce sera tout une fête des mots! Entre-temps, les mots me manquent, coincés dans le fond de ma gorge. Mais comme le dirait Devos lui-même: Moi, lorsque je n'ai rien à dire, je veux qu'on le sache !

12 juin 2006

5 Fishermen

Notre sortie resto du lundi soir à Halifax fut fort agréable. Nous sommes au bord de la mer: pas question de laisser passer une chance de mettre quelques acides gras omega-3 et 6 dans mon assiette! Mon père, pour qui le poisson a moins d'attrait, serait en désaccord avec moi. Mais je suis en voyage d'affaire, la suggestion de deux collègues s'impose et s'avère un excellent choix. Direction: le Five Fishermen Restaurant.

Le décor est élégant, beaucoup de bois et de briques, et quelques vitraux. De nombreux éléments rappèlent la mer et les activités de pêche, mais tout en subtilités et très discrètement. Le menu offre le meilleur de la terre et de la mer. J'ai commencé, en entrée, par un duo de saumon, l'un fumé à chaud et l'autre à froid; de belles pièces savoureuses, sur un brin de baguette avec quelques verdures, de la lime et du citron, juste ce qu'il faut pour célébrer le mariage des saveurs et des textures. Le plat principal allait être plus costaud. J'ai commandé un suprême de poulet farci au fromage boursin avec poireaux et épinards, enrobé de prosciutto. La viande est accompagnée par un étrange "sandwich" de pommes de terres sucrées, et des légumes variés (carottes, poivrons, asperges), bien al dente. Gé-nial! La pièce est tendre, juteuse, le prosciutto a une texture bien grillée, et la face ajoute un fumet tout ce qu'il y a de délicieux. Je me suis gardé un peu de place pour le dessert, question d'accompagner mon double-expresso. Une mousse au citron, sur une genoise à la fraise. Très gouteux, très frais, mais trop riche et sucré pour que je termine. Je ne regrette pas, mais je connais ma limite et je l'avais atteinte.

Mes collègues ont profité à répétition du bar moules et salades, très populaire et fort apprécié. Mon vis-à-vis a commandé un excellent steak, alors que nos voisins de table sont restés dans les fruits de mer, en pâtes ou autrement, avec encore de la place pour une crême glacée maison. Avec taxes, vin et service, on peut dépasser le 80$ par personne, mais je n'ai aucun regrets. :)

10 juin 2006

Entre deux déplacements

Retrouver son propre lit, son milieu, ce que j'appèle mon "chez-moi", et surtout, ma douce et tendre moitié... J'arrive de Montréal, juste le temps de souffler un peu, et repartir cette fois pour Halifax. C'est bien beau tout ça, mais le voyageur occasionel que je suis ne s'habitue pas encore. Parfois, j'aimerais... et à d'autres moments, pas vraiment.

Ce n'est pas du voyage d'agrément, malgré les quelques heures à notre disposition avant et après. Ce sera ma deuxième visite en Nouvelle-Écosse... je n'aurais sans doute accès, comme en 2002, qu'aux secteurs consacrés aux touristes, près du port, du musée Alexander Keiths, la base navale, Pier 21, et autres... J'espère que la météo sera meilleure que celle qui nous afflige ici. Non mais, 12 degrés en plein mois de juin, en Outaouais, c'est pas normal! J'ai une piscine à chauffer, moi! :)

J'aurais bien aimer en profiter, entre deux voyages comme ça, mais ca devra attendre. J'ai aussi de la difficulté à suivre mon "régime" avec ces voyages. D'ici la fin juin, ce sera un peu chaotique, mais j'ai quand même eu l'occasion de faire des choix relativement éclairés à Montréal, si on fait abstraction des 4 bagels engouffrés à même les deux douzaines que je ramenais à la maison... :) Nous avons été bien reçus à l'hotel Du Fort avec de nombreux choix "santé" que ce soit pour les repas du matin ou du midi, me donnant un peu d'espace "calorique" pour les sorties le soir. Je n'ai pu sortir marcher que le dernier jour. Et trainer ses valises jusqu'à la gare de train (au lieu de prendre le taxi), c'était tout un choix santé!

C'est l'imprévisibilité de certains moments pour manger qui me posent le plus de problèmes, car lorsque la possibilité de manger se représente, la pression est forte et l'appétit fausse un peu les perceptions et le jugement pour faire de bons choix. Je dois garder de bons "snacks" à ma portée. Mon prochain voyage sera un test.

Ah... de retour chez soi. De retour pour faire du lavage, aller au cinéma, manger à tête reposée, retrouver ses affaires, reprendre contact avec les uns et les autres. D'ailleurs, j'ai un ami qui a organisé avec d'autres professeurs de son école, une activité dans le cadre du Défi têtes rasées
de LEUCAN , section Québec. Il a déjà aidé à amasser plus de 2000$. Je suis allé lui porter ma contribution. Le cancer, je connais un peu alors c'est le genre de dons qui ne me fait pas hésiter longtemps... :)

Ce soir, souper fondue chinoise. Je vais y aller mollo avec la sauce mayonnaise, promis! D'ailleurs, c'est le temps de commencer le bouillon!

05 juin 2006

10 leçons de mémoire récente

  1. Avec des aimants de neodyme, la peau accidentellement tu pinceras.
  2. Lors de toute nouvelle acquisition pour ton ménage, l'absence d'outils d'assemblage tu constateras.
  3. En tentant de faire avec les outils du bord, les doigts tu mutileras.
  4. Tout repas dont la préparation requiert le barbecue, la pluie entrainera.
  5. Tout corps plongé dans l'eau, la sonnerie du téléphone tu entendras.
  6. Lors de la première livraison de légumes frais de la saison, parti en voyage tu seras.
  7. A la fin du volet initial d'une diète sévère, le goût de tous les aliments tu adoreras.
  8. En faisant une sauvegarde informatique de 3 semaines en retard, ton ordinateur planteras.
  9. En suivant les instructions du piscinier, de la qualité de l'eau fiers tu te sentiras.
  10. En augmentant la quantité de fibre alimentaire de ta diète, du cabinet jamais trop tu ne t'éloigneras.

Je suis certain qu'il y en a d'autres... :)