13 mars 2008

Faites faire une caricature de votre animal de compagnie

Ma douce moitié m'a fait suivre un URL pour un artiste à qui vous pouvez envoyer une photo de votre chien ou votre chat, et en faire faire un dessin tout à fait mignon, qui capte sa caractéristique et sa personalité. Assez sympa! Merci Lavande!

11 mars 2008

Concours Radio-Canada, Les proverbes de chez-nous

La Radio de Radio-Canada a un gentil concours sur les proverbes de chez-nous. Dans la région Gatineau-Ottawa, c'est avec l'émission Bernier et Cie que vous pouvez voir les propositions retenues. Votez cette semaine (10 au 13 mars) pour votre expression préférée de la région, et du 14 au 19 mars pour le concours national.

Bonne chance à tous les participants!

Mise à jour: 24 proverbes gagnants ont été sélectionnés le vendredi 14 mars; votre participation aux tirages pourrait vous faire voir la Guadeloupe, ou le Cirque du Soleil!

Dernière mise à jour! Les gagnants sont annoncés le 20 mars! Merci à tous ceux qui ont voté!

25 février 2008

RSS, un premier cours

C'est un peu par nécessité que j'ai cherché à me familiariser avec les flux d'informations sur Internet. Lorsqu'on visite de nombreux sites d'information, dont le contenu change souvent et rapidement, on vient à perdre beaucoup de temps à attendre le chargement de la page. Répétez cette perte de temps 20-50 fois (ou autant de fois que vous n'avez de site à visiter), et dans une journée de travail de 8 heures dans un bureau qui partage son accès internet avec des milliers de personnes, ca use de la bande-passante et du temps. Arrive un moyen (parmis d'autres) pour mettre un peu d'efficacité dans l'exercice. Lorsque le site web d'intérêt offre un flux RSS (Atom, XML, etc.), vous pouvez le réunir avec d'autres au sein d'un portail web ou un logiciel client qui vous offre ainsi un format standardisé pour lire vos "nouvelles". Avec des outils de recherche à même le portail ou le logiciel, vous pouvez renouveller vos recherches par mot-clé au fur et à mesure que le temps passe. Au lieu d'exécuter des recherches via un moteur de recherche comme Google, vous procédez à une recherche via les seules sources d'informations que vous privilégiez.

La majorité des blogs offrent un flux RSS (Blogger, LiveJournal, WordPress, Microsoft Live Spaces). De nombreux sites spécialisés font de même, et les sites de nouvelles et les grands médias n'ont pas eu le choix de suivre. J'ai constitué avec un peu d'aide une collection de 240 flux de nouvelles (nouvelles internationales et nouvelles dans le domaine des TI) pour mes besoins personels (on peut jaser en privé si vous êtes intéressés).

C'est un outil que j'apprends à découvrir, et via un portail comme Google Reader, Yahoo ou Bloglines, ils sont toujours accessibles, avec un interface unique et efficace, pour vous tenir au courant. Les visiteurs réguliers ont sans doute remarqué dans la colonne de droite des nouvelles que je partage. Ce sont des articles identifiés via Google Reader, que je désire partager avec d'autres. Vous pouvez donc vous "abonner" aux articles que j'identifie. Plus besoin de pousser l'URL par courriel, sauf si ca me chante. Et vous avez entière liberté de lire ou pas, voire de vous désabonner, sans avoir à me prévenir au préalable. C'est très sympa.

Plus de détails techniques dans la prochaine leçon. :)

27 janvier 2008

Vivre ensemble


Ce n'est pas un billet sur la vie de couple, ni des solutions pour colocataires. Je parle du vivre en société. Chaque génération trouve que celles qui suivent n'ont pas les valeurs à la même place, le sens du respect, du bon goût, ou du savoir vivre.

La nouvelle religion est celle du "c'est MON droit", ou alors "après moi, le déluge", ou encore "j'm'en c***sse". J'exagère, c'est certain. Je devrais avoir atteint un degré de sérénité... mais pourtant:

  • au cinéma, arrêtez de taper sur le siège que j'occupe, "farmez" vos gueules qu'on puisse apprécier notre sortie, et svp, les poubelles ne sont pas des décorations, alors ramassez vos déchets avant de sortir!
  • à l'épicerie, les spots de stationnement, c'est pas pour y laisser votre panier sous prétexte que l'enclos est à plus de 9 secondes de marche de votre voiture; et de grâce, prenez la peine de les enfoncer avec les autres. Et toi, client qui vient de voir un panier au mauvais endroit, prends 30 secondes pour le ramener ou juste l'enlever du chemin pour un autre client qui attend. Un peu de charité des uns pour compenser le manque de civisme des autres. Et il y a des lignes pour délimiter votre espace de parking! Laissez vos Hummers chez vous! Ma p'tite madame, votre panier est sacré au beau milieu de l'allée et vous bloquez tout le monde. You hou! Monsieur, si vous sentez le besoin de tousser ou éternuer dans la section des fruits et légumes, détournez la tête un peu... et le distributeur de Purel est juste là. Et toi, caissière au lecteur de code barre, je sais que tu ne peux te retenir de raconter ta soirée super-cool au boutonneux jeune homme qui te sert de packboy, mais vous êtes en train de servir un client, le public. Je promets de rester civil, mais ta priorité, c'est moi. Il y a toute une génération d'employés dans de nombreux secteurs (fast food, boutiques, comptoirs, etc.) qui mérite aussi d'apprendre la leçon.
  • conducteurs automobiles, je comprends que la conduite est un jeu d'initiative, mais entreprenez vos manoeuvres à temps. Je n'ai aucune pitié pour ceux qui réalisent trop tard que leur sortie sera dépassée: prenez la prochaine! Mon absence de pitié vient du fait que trop d'entre-vous comptez sur la générosité de cons comme moi et vous abusez de notre bon vouloir. Conducteur qui veulent embarquer dans la voie, soyez attentifs. Quand l'occasion se présente ou que j'en crée une pour vous, soyez prêts. Et dire merci en envoyant la main, ca ne tue personne.
  • Serveur au restaurant, tout occupé sois-tu, si 10-15 minutes se sont écoulées depuis notre arrivé à table sans nous offrir un verre d'eau ou amener un menu, ne soit pas étonné de nous voir partir.
  • propriétaire de cellulaire, tu te sens suffisemment important pour être rejoint partout. Mais tu as toute la liberté du monde pour gérer cet appel, et c'est pas un crime de demander de rappeler plus tard.
  • fumeur enchainé par ton vice, je respecte ta dépendance. Mais si ta dernière toke est prise juste avant d'entrer dans le bus, l'ascenseur ou l'édifice, c'est certain que tu entraines avec toi ton petit nuage en expirant. Fumeurs de partout (et ceux en voiture), le monde n'est pas votre cendrier. On a dépensé des millions pour vous accomoder, il y a même un cendrier dans vos chars! Et toi, fumeur qui subit des traitements de chimio anti-cancéreuse mais qui refuse d'écraser et visite 6 fois par jour le fumoir de l'étage... je ne sais pas comment je me suis retenu de ne pas te balancer par la fenêtre de notre chambre commune...
  • livreurs de courrier spécialisés (UPS, FedEx, etc.), pourquoi persistez-vous à tenter de livrer vos colis pendant les heures où nous sommes au travail? ON N'EST PAS LÀ!
  • client qui est en ligne pour commander ta bouffe minute, c'est pas une fois rendu devant le caissier qu'il faut débattre de ce que tu désires! Et si t'es pas prêt, reste en retrait! Et toi, employé superviseur chez McDonald, quand il y a un rush, ouvrir une caisse de plus, ca n'affectera pas ton boni de fin du mois! Et votre stupide habitude de passer client par dessus client alors qu'il y en a déjà 3 qui attendent que leur commande payée soit finalement assemblée, on ne sait plus où se mettre pour attendre!
  • magasineur en tous genres, petits et grands, l'électronique, c'est bien beau, mais si ca ne fonctionne pas, il n'y a pas de mal à prévoir le coup en gardant quelques petites coupures au besoin. Et toi, boutiquier, une panne électrique ou de caisse, c'est pas une excuse suffisante pour ne pas être en mesure de servir ta clientèle. Une facture, ca peut se faire sur papier. C'est plus long, mais je suis prêt à t'accomoder. Et forme des employés qui savent compter et calculer des pourcentages de taxe à la main, des fois!

Je file au cinéma, justement. Allons nous exposer encore une fois... :)

30 décembre 2007

De LifeDrive à LifeFlash

Après un échec au cours de la mise à niveau logicielle de l'ordinateur de ma grande soeur, je cherchais le moyen de me redonner confiance en entreprenant un petit projet personnel.

Le PalmOne LifeDrive est un agenda personnel "boosté aux stéroïdes". À 2 jours de 2008, il a quand même pris de l'âge. La compagnie Palm a depuis abandonné le modèle pour se concentrer sur les smartphones, et surtout, le système d'exploitation Palm est mûr pour une refonte en profondeur.

Mais pour ceux qui, comme moi, se sont attachés à ce petit bijou et qui ont choisi de ne pas avoir un tout-en-un du genre Blackberry, le LD offre une capacité d'entreposage portable qui est bien agréable à avoir. Les 4 giga-octets d'espace sont assurés par un Microdrive Hitachi, et il y a toujours la fente pour les cartes SD pour ceux qui en veulent encore plus, ou pour le déplacement de fichiers quand les fonctions WiFi ou Bluetooth ne trouvent pas de correspondants.

Les bidouilleurs qui se sont procurés un LD ont constaté la relative lenteur de l'appareil, à cause du Microdrive. Heureuse coincidence, les cartes Compactflash offrent pour une empreinte physique similaire et une capacité de stockage analogue, des vitesses d'accès et d'exécution des programmes supérieures et une consommation d'énergie bien inférieure. Ajoutez au mélange une garantie expirée depuis longtemps et le besoin d'ouvrir l'appareil pour remplacer la pile, et il ne me restait plus comme excuse que la crainte de bousiller de manière permanente mon joujou. J'avais suffisemment confiance que je serais en mesure de réussir l'expérience.

Il me fallait donc réunir:
- une pile;
- une carte CF (préformatée par les experts chez UsedPDAParts);
- une trousse à outils Torx;
- une video montrant comment démonter l'appareil et changer la pile;
- les instructions complètes en anglais ou en français avec illustrations, incluant le transfert des données du Microdrive à la CF.

J'ai triché un peu en employant la carte CF de chez UsedPDAParts car elle m'a permis de n'avoir qu'à restaurer le contenu de mon Palm préalablement archivé via le LifeDrive Manager, avec quelques problèmes mineurs dans la restauration des programmes. Ce qui m'a donné le plus de fil à retorde, c'est mon logiciel de navigation GPS, TomTom Navigator 5, qui ne semble pas avoir aimé l'opération. J'ai osé tenter une mise à jour avec la version 6, qui n'est officiellement pas supportée pour le Palm LifeDrive. Jusqu'à maintenant, tout baigne mais je ne me fais pas d'illusions. J'irai faire un tour en ville, question de tester la planification d'itinéraires, etc. On verra bien. :)

Quelques avertissements:

-ne forcez pas trop lors de la séparation du dos du LD; le plastique des points d'ancrage sous le couvercle est fragile.
-la fente dans laquelle s'insère le stylet se sépare en deux, et vous pourrez constater le mécanisme qui retient le stylet, dans le bas. Profitez que vous avez l'appareil ainsi ouvert pour nettoyer l'espace et peut-être resserrer le mécanisme.
-même si vous avez mis le commutateur en position de verrouillage (pour éviter d'activer le LD par inadvertance), la reconnection de la pile causera le démarrage de l'appareil. Ce n'est pas un problème en soi, car vous saurez si la carte préformattée fait bien son travail, mais prenez soin de tout mettre à off, et reverrouillez le commutateur.

J'envisage donc la nouvelle année avec un agenda numérique personnel dont la vie utile sera prolongée, avec un minimum de désagréments. Bonne Année 2008!

03 décembre 2007

JMJ Oxygène: 30 ans déjà

Un des artistes de musique électronique qui a bercé mon adolescence, c'est Jean Michel Jarre. Avec Mike Oldfield, Alan Stivell et autres albums 33 tours des collections de mes frères et soeurs, ce sont souvent ces pièces musicales qui accompagnaient les séances de vaisselle après le repas.


J'associe cet album aussi aux soirées que mon frère passait dans la cuisine avec sa table à dessin, pendant que les parents n'y étaient pas (ou alors regardaient la télévision au sous-sol).


Lors que mon frère avait la bonté (ou épuisé sa résistance face à mes demandes répétées) de me prêter son baladeur pour que je puisse écouter ses albums, je vivais un moment privilégié. Musique froide, épurée, souvent inquiétante, mais que j'ai apprivoisé avec le temps. Je salue l'artiste un peu mégalomane (malheureux parolier d'un succès de Patrick Juvet -Où sont les femmes?-) et je regrette de n'avoir jamais pu assister à un seul de ses concerts...




5 heures du mat, la neige dans les pattes

3 décembre, et 3 séances de pelletage plus tard, je constate que j'aurais encore fort à faire demain matin. Et l'hiver n'est chronologiquement pas encore des nôtres... Ce pourrait être de la pluie verglaçante, je sais. :)

Mais, 2 ans après avoir juré que mon garage servirait à ce pour quoi il a été conçu, je peux dire mission accomplie! Ma 'tomobile est bien à l'abri. Plus de place pour la table de air-hockey (parti), plus de place pour les meubles usagés (rangés dans le cabanon), plus de place pour tondeuse et vélo... en tassant un peu, on peut presque sortir de la voiture. :)

Maintenant, si le père Noël pouvait se pointer avec un ouvre-porte de garage... :)

28 octobre 2007

Le long d'un sillon de bitume


C'est en me levant ce matin que j'ai senti le besoin de sortir prendre l'air. L'air d'automne, frais, humide, venteux, le soleil qui reste plus bas à l'horizon plus longtemps... En déjeûnant vers 8 heures, j'ai pris la décision de sortir.

La carosserie de la voiture est couverte de petites feuilles jaunes, mais le frimas les emprisonne et tant que le soleil n'aura pas dégivré le tout, je ne me sens pas enclin à m'y geler les extrémités. D'ailleurs, me dis-je avant de m'engager sur le trottoir, aurais-je besoin de gants ou pas? Bah... j'ai des poches, et une fois un peu réchauffé, disons dans 1 ou 2 km...

C'est encore tôt... je suis seul sur ma rue avec le bruit du vent dans les rares feuilles encore attachées. Pas encore de promeneurs de chiens, ni d'enfants en congé attendant impatiemment l'Halloween plus tard cette semaine. Ce ne sont pas les décorations qui manquent dans mon quartier. Celles-ci varient en qualité et personalité, surtout. Articles de plastiques achetés au Dollarama, en passant par les sacs de feuilles mortes aux teintes orange-citrouille, à l'épouvantail en chiffon ou en paille... il y a les squelettes suspendus, accompagnés de spectres tout sourires ou de sorcières à l'allure affreuse, quand ce n'est pas une reproduction de la Grande Faucheuse en personne. :) Le vent malmène cette joyeuse ribambelle, et ce sont sans doute les fausses toiles d'araignées (ou les araignées elles-mêmes, faites de boudins de feuilles mortes, bien ancrées au mur ou au sol) qui résistent assez bien. Au moins, chez nous, ce sont de vraies toiles d'araignées... :)

Je ne me suis pas encore réchauffé, une dizaine de maisons plus loin, que je bifurque dans une ruelle (gatinoise, entendons-nous, ma douce moitié qui vient de Montréal, a une conception plus métropolitaine de la ruelle...). En effet, j'arrive à son extrémité sans issue, bien provisoirement, car je peux constater l'étendue des travaux de développeurs domiciliaires, dans ce qui deviendra rapidement la prochaine extension du quartier. Quelles tranchées... Le temps viendra où de nouvelles maisons pousseront comme des champignons.

Je rebrousse chemin. Je vais rejoindre un autre raccourci entre deux propriétés, pour traverser de l'autre côté du chemin. Jadis, avant tous ces développements et l'augmentation du traffic routier, le chemin Pink était plus droit à cet endroit. Les propriétés déjà établies avaient un accès direct à cette route. Depuis, question sécurité, et un peu comme le chemin Innes dans le coin de Gloucester/Orleans, ils ont déplacé et élargi. Ce qui donne maintenant à quelques propriétaires, un peu de tranquilité. Un tallus fait office d'écran entre la route, et ces grands terrains ont sans doute repris de la valeur. Cette petite rue Des Conifères doit attirer les convoitises... et je ne vois pas d'affichettes À vendre.

Devant moi, il y a enfin un autre marcheur. À son rythme, je crois qu'il est plus pressé que moi. Peut-être a-t-il seulement un baladeur pour marquer le pas. J'avais considéré la chose avant de partir, car j'ai souvent pris une paire d'écouteurs pour m'isoler du reste pendant mon activité physique... mais pour une raison quelconque, j'ai choisi de risquer de m'intéresser à ce que mes sens allaient percevoir pendant ma promenade. Et je n'ai rien regretté.

Je rejoins la rue Des Pommiers. Ici aussi, ce sont de petits domaines avec de spacieux terrains. Les maisons sont presques toutes en retrait de la rue. Ca fait juste plus de neige... ou de feuilles à ramasser. :) Selon l'endroit où se pose mon regard, il y a fort à faire. Du coup, deux chats qui se courent l'un après l'autre surgissent d'un tas de feuilles. L'un s'aggripe à l'écorce de l'érable en bordue de la route, l'autre a commencé à traverser quand il me voit. Je m'arrête pour le regarder, indécis moi et son congénère. Je me suis mis à penser que si mon ami André m'avait accompagné dans cette promenade, il serait déjà en train de faire connaissance avec l'un ou l'autre félin. Amateur de vélo et un habitué du Grand Tour, il ne manque presqu'aucune occasion d'aller flatter tout chat errant qui aurait acquiescé à sa présence.

Une fois les bêtes à quatre pattes cachées sous les brouissailles, un érable encore très feuillus se dresse majestueusement, d'un jaune éclattant grâce au soleil. Dans ce ciel presque sans nuage (tant que mon regard se porte vers le nord est), c'est un beau panorama, considérant la manière que le vent a malmené ses confrères.

Quelques deux cents mètres plus loin, j'ai rejoint la pointe du secteur commercial, du service des incendies, et de la tour de transmission cellulaire. J'ai un choix à faire... Sur Saint-Raymond, j'ai le choix de traverser tout de suite vers le parc de la Gatineau, ou tenter ma chance un peu plus loin, en espérant que le chantier de construction du boulevard des Allumettières est accessible. Je me souviens d'avoir vu le sentier fraîchement asphalté... reste à déterminer jusqu'où il va. Une fois le viaduc enjambé, je tente ma chance, derrière les clôtures de plastique. Le sentier commence donc juste au sud de l'intersection avec la bretelle qui permettra bientôt de s'engager sur le nouveau boulevard, direction est vers le centre-ville. Le sentier est large, je soupçonne que la ville a voulu pouvoir s'en servir au besoin aux fins d'entretien. Cela se confirme quelques centaines de mètres plus loin car le chemin bifurque sous la route, et le tunnel construit est d'une largeur qui accomodera certainement plus que piétons et cyclistes. Une fois de l'autre côté, le sentier monte rejoindre la promenade de la Gatineau, juste un peu au nord de l'autre viaduc. J'ai pris quelques minutes pour aller observer la dernière partie du chantier, celle près de la promenade du Lac des Fées. Le viaduc est bien terminé. Il reste un peu de finition pour les sentiers piétonniers et le tablier du point. Autrement, ce nouveau boulevard urbain est fin prêt.

Je reviens sur mes pas, avant de rester sur le sentier le long de la promenade de la Gatineau, direction nord. Avec les arbres dépourvus de leur feuillage, on voit bien le lac des Fées. Même si je suis né dans la région, je dois admettre que ce lac demeure un peu mystérieux pour moi. J'empruntai la promenade maintes fois, lors de mes promenades à vélo, étant plus jeune. J'ai aussi les souvenirs des spectacles en plein-air dans l'amphitéâtre naturel pendant les festivals d'été, et j'ai parfois participé aux activités hivernales de descentes à ski et de glissade, lorsque la ville de Hull y participait. La promenade de la Gatineau longe ce lac juste un peu à l'ouest. Mais pour des raisons d'écologie, je crois que les accès directs au lac sont interdits.

C'est donc au bas de la pente que je m'apprête à rentrer dans le sous-bois. Ici, les chênes se sont dépouillé de leur parure pour tapisser le sol de feuilles roussess. C'est par ici que les techniciens de spectacles passaient pour amener le matériel nécessaire à leur travail au pied de la pente du lac des Fées. C'est ici, jadis, que j'ai fait des dérapages à vélo. C'est ici que, en fin de parcours du "tour de Hull", que j'appréhendais une des dernières pentes ascendantes avant le retour à la maison. C'est ici que j'ai fait, dans le cadre d'un cours de sciences naturelles, des recherches pour remplir mon herbier. C'est ici que j'ai pratiqué l'art du sifflet avec les capuchons du fruit du chêne. Et c'est ici que je terminais habituellement mon lait frappé acheté au Dairy Queen du boulevard Taché (selon que je prenais un moyen ou un grand format).

Ce matin, pas de lait frappé. Mais j'ai pris soin d'amener une bouteille d'eau. C'est pas de refus. Entre les coups de vent dans les arbres sans feuilles, j'entends distinctement le ruissellement de l'eau. Les précipitations d'hier ont descendu la montagne, et ca parait. Oui, je suis content d'avoir laissé mes écouteurs à la maison. N'y voyez pas de lien, mais cette conformité de ce que mes yeux voient, mes oreilles entendent et que mon nez perçoit, elle y est pour beaucoup dans le bonheur qui m'habite à ce moment précis. Je me sens bien... je me perçois bien...

En gravissant la pente, je commence à percevoir mon genou et ma hanche droite. Ce n'est pas une douleur tant qu'une irritation qui se répète à chaque pas. Au moins, je suis en chemin vers le retour. Je rejoins rapidement la rue Gamelin, au coin de la promenade, juste à la sortie du corridor d'urgence pour les services municipaux. C'est l'intersection refait depuis la ré-ingénierie du boulevard Saint-Raymond / chemin Pink et le chemin de la Montagne. Jadis, Gamelin rejoignait De la Montagne et Pink à cet endroit. Il y avait régulièrement des vendeurs de produits locaux derrière leurs étalages temporaires, et les passants arrêtaient régulièrement. C'était une intersection assez occupé dans le temps. On voit maintenant que la végétation à repris ses droits presque partout, quoique le tracé des anciennes rues est trahie par l'absence d'arbres en hauteur le long des lignes d'Hydro-Québec.

Me voici à nouveau dans la civilisation, de retour au poste de pompier. Il ne me resque qu'à longer le boulevard du Plateau vers l'ouest puis m'orienter vers le nord et rejoindre mon chez-moi. La montagne de la Gatineau est bien plus morne que les deux derniers weekends. La pluie et le vent ont vraiment donné le coup de grâce aux feuilles. Je n'ai plus qu'à attendre que le tapis blanc vienne changer encore une fois ce beau décor... et me donner une autre raison pour aller suivre mon sillon de bitume. :)

21 octobre 2007

Bref répit

Ca fait un bail que je n'ai pris quelques instants pour taper ne serait-ce qu'un petit billet. Je suis en transition boulot. Je reste dans l'édifice, alors ne vous faites pas de bile. :)

Je vais bien... un cabanon en PVC abrite maintenant les accessoires de piscine, un robinet attend le moment choisi pour son installation dans la cuisine, l'aspirateur central tire enfin... et il y a un mince espoir que la voiture entrera dans le garage. :) Pas trop mal, en ce 35e automne de mon existence.

A ce sujet, je promets de partager avec vous mon opinion du restaurant l'Orée du bois. Un succès sur toute la ligne, outre le fait que la salle à manger était pleine. C'est en fait bon signe, mais c'est juste difficile de s'entendre parler... mais l'expérience culinaire fut bien agréable. Merci à ma douce moitié pour cette inspiration, et à papa et soeurette pour leur complicité.

On se reparle bientôt, lorsque tout se sera calmé...

26 août 2007

Fin des vacances

La fête est terminée. Je contemple mon retour au boulot dans quelques heures. Mon corps le sait, il proteste, il apprécie les trois semaines que je lui ai donné avec autre chose que les embouteillages, les téléphones, les rencontres inter-ministérielles, la boite à lunch, la montagne de papiers à ranger...

Le temps est venu de retourner épauler mes collègues dans les entreprises diverses et exigeantes qui justifient mon salaire. Encore quelques heures avant de me remettre dans le jus.

Jusqu'à maintenant, j'ai résisté. Je n'ai pas tenté de vérifier mes messages téléphoniques. Je n'ai pas tenté de me brancher au serveur de courriel. Pendant quelques moments privilégiés, je me suis concentré sur l'activité dans laquelle je me trouvais, profité du moment présent.

Je n'ai pas atteint tous mes objectifs. Je n'ai pas oublié les mots de passe ou les combinaisons de classeurs. Mais si je me rappèle le sentiment de bien-être qui accompagnait mon retour des Aventures Laflèche. Alors je sens quand même que mes vacances ont été un succès. Merci à ma douce pour ses idées de sorties et de voyage. Je peux retourner au boulot avec quelquechose à raconter. :)

Lavande Design renait!

Ma douce moitié a remanié son site pour retrouver sa bannière originale, soit Lavande Design. Créations graphiques aussi diverses qu'agréables au regard. Ca mérite un détour. :)

25 août 2007

Aventures Laflèche

Au camp de vacances où j'ai oeuvré pendant une dizaine d'années, nous avions ce qu'on appelait une piste d'hébertisme, sorte de tracé en forêt parsemé d'ateliers construits en bois avec des cordes, des pneus, ponts divers, etc. Une partie au sol, une partie aérienne, c'était une activité physique agréable, parfois exigeante, faisant appel à un peu de force et d'endurance, de la patience, de l'équilibre et... de la résistance aux moustiques.

Ces parcs d'activités se sont multipliés avec le temps, un peu partout au Québec et l'Outaouais urbain est choyé d'avoir 2 centres à proximité qui offrent ce genre de parcours pour toute la famille, enfants et adultes, avec ce qu'il faut pour vous faire pomper un peu d'adrénaline. Si le centre de ski Camp Fortune s'est diversifié, les habitués de la Caverne Laflèche ont pu observer le même développement et les deux sites offrent maintenant ce genre d'activité.

Ma douce moitié a offert à son frère une entrée au parc aérien d'Aventures Laflèche. Je me suis fait guide et hôte pour l'occasion, tentant de suivre le beau-frère qui a rapidement pris les devants, tout leste et agile qu'il est.

Le trajet est un parcours autonome, qui inclut normalement 4 sections individuelles, avec des degrés de difficulté variables. Pour 10$ de plus, on vous offre une alternative extrème à la marche de 20 minutes entre les parcours 3B et 4. Il sagit de quatre tyroliennes de longue portée que vous verrez en action pendant que vous chercherez un espace de stationnement à votre arrivée sur le site. Je dois vous admettre que ma première réaction en regardant là-haut... Ils sont foutrement malades! Jamais je ne me suspendrai de la sorte!...

Si je peux me permettre... vous allez regretter de ne pas avoir osé... Je ne suis pas nécessairement le plus brave, mais ça a vraiment valu la peine! Woooo-hoooo! Quel thrill!

La seule activité qui m'a vraiment déplu (drainé, fatigué, effrayé, au choix), c'était celle qui est illustrée ci-contre, et qui comporte des étriers. L'ensemble du trajet comporte 2-3 ateliers similaires. Il y a bien une technique à préférer pour franchir l'activité, mais après la deuxième itération, je n'avais plus de force dans les bras... On m'a gentiment prévenu que la section 3b en avait assez haut dans les arbres, alors j'ai choisi volontairement de contourner la section. Ce qui me fut salutaire pour le reste du parcours.
En revenant à la maison, j'ai du admettre que j'étais épuisé... mais tout à fait enchanté par cette fatigue. Je ne dis pas non à une prochaine fois. Quelques suggestions: si vous désirez amener de l'eau, assurez-vous que vous pourrez la transporter près du corps, mais ailleurs que dans la zone de votre harnais de sécurité, et que cela ne gènera pas vos mouvements. Le personnel qui vous accompagne ne vous suivra pas du début à la fin, alors il n'est pas vraiment possible de leur confier la tâche du transport. C'est tant mieux, ils peuvent se concentrer sur votre sécurité. Amenez quelques barres énergétiques dans vos poches, ou assurez-vous d'avoir fait le plein d'énergie (ainsi qu'une petite visite au WC) avant de commencer. Et laissez faire sacs de taille, téléphones cellulaires et appareils photo.
Les sportifs entreprenants programmeront leur journée entière chez Aventures Laflèche avec le parc aérien le matin, un lunch sur les lieux, et une visite de la caverne en après-midi. Une journée inoubliable!